ETAPE 37 : de Getaria à Deba (19.5 kms compteur : 868.00 kms)

Samedi 18 mai 2013

Nous avions eu pourtant un avant goût la veille, de la fureur de la nature en ce lieu. Nous avions traversé une bourgade blanchie de grêlons et un vent froid sifflait à nos oreilles comme autant de mises en garde, sur ce qui allait nous attendre.

 Éole et Neptune avaient déployé tous leurs attributs pour nous empêcher de prendre le pouls de ce chemin d’Espagne. Routes coupée, routes inondées, arbres arrachés, vents déchainés, grêle, tourmente, nous avait conduit à faire l’étape prévue au troisième jour, le premier jour…

La veille, au Château de Beaulos,
Le séjour s’annonçait compromis,
Circulation avait bon dos,
Pas un Gauthier devant le logis.
 
De notre respectée Présidente,
Pas un seul saut d’humeur déplacé,
La journée s’annonçait plaisante,
Mais les Gauthier ont tout chamboulé.
 
Voici que notre couple de tourterelles,
Avec une heure de retard est arrivé,
Pendant que Jean Marie essuie vaisselle,
Car attendre, soif, nous avait donné.
 
Après une route grise et pluvieuse,
 Notre caravane bloque à Mont-Marsan,
Avant de quérir une sente sinueuse,
Qui après périple nous mène à Guetarian.
 
Le vice président à son habitude,
Préfère nuit tombé pour malles poser,
Et c’est se délectant de ses turpitudes,
Qu’avec vice, troubadour ose éveiller.
 
La nuit s’écoule avec bruits étranges,
Et découvrons avec stupeur mine fermée,
De Daniel que nos sourires d’anges,
Ne sont point parvenus à dérider.
 
Étonnante affaire, énigme du jour,
Le mauvais sommeil serait en question,
Tous questionne le Troubadour,
Mais secret restera dans son crayon.
 
Malgré tous ces pauvres contretemps,
Malgré Cassandre qui prévenu nous avait,
Que dieu du ciel verserait mauvais temps,
Nous partîmes vers Irun le cœur léger.
 
Hélas, une fois encore tous ces indiens,
Voulaient mettre leur nez dans le parcours,
Et nous nous vîmes comme américains,
Obligé de loger en parking cette basse cour.
 
L’épopée était lancée, avec ses éclaireurs,
Mille sources jaillissaient sur notre passage,
Et voulait nous bouter au ravin,
Mais écouter Nicole nous a paru sage.
 
C’est ainsi mes chers compagnons pèlerins,
Que par la conjonction très extraordinaire,
Des élément déchainés sur nos destins,
Nous avons reculé devant éboulis de terre.
 
Mais c’était sans connaître nos ressources,
Nos bottes de sept lieues chaussées,
Voici à Guettaria à nous la couler douce,
A se jeter une armées de tapas dans le cornet.
 
Puis, Pluie, puis pluie,et Pluie, pluie,
Nous compagne dans la triste montagne,
Frissonne sous nos yeux la mer infinie,
Et nous pensons soleil et mas de cocagne.
 
Mais notre chemin est fait d’aventure,
Notre aventure est faite de chemin,
Même si quelques verres,  je le jure,
Égaye vos beaux cœurs de pèlerin.
Ce contenu a été publié dans Les étapes en Espagne. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.